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Baltran

 

Après avoir obtenu l'exclusivité du bestiaire de Lukas Kandl (1), la galerie Droit de regard accueille à partir d'aujourd'hui un nouveau venu dans l'univers du surréalisme (2). Il s'agit de Jean-Pierre Baillardan, Baltran, un Bordelais de 50 ans qui, à l'instar des autres peintres exposés dans cette galerie à nulle autre pareille, a fait une rencontre. Celle de Monique Bertrand et de son mari Jean-Marie Perez. Lequel explique avoir vu « cet été ce Monsieur qui faisait les cent pas devant la galerie, comme devant un musée. Je lui ai demandé s'il peignait, il m'a dit oui. Et là j'ai découvert une âme. »

Pour le couple de galeristes, le talent est une chose mais il ne peut s'exposer, en tout cas chez eux, sans s'accompagner d'une certaine probité, d'un chemin de vie. Et le chemin de Baltran tout comme son état d'esprit le conduisait sur les pas de Kandl.

Influence flamande

« J'étais venu à la galerie pour voir son travail », explique le peintre qui depuis vingt-cinq ans conjugue sa passion et un travail alimentaire. Issu de la famille des pâtissiers du fameux cannelé, il explique qu'il a commencé par sculpter le chocolat avant de pouvoir se libérer sur une toile. Influencé par le peintre Balthus, il s'est nourri des œuvres italiennes, vénitiennes, flamandes. Son univers s'est révélé abstrait, figuratif. « Je superpose les couches, prends beaucoup de temps sur un même tableau. » Un autre point commun avec Kandl.

 

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